Nous sommes entourés de signaux faibles
Par Philippe le mardi 28 août 2007, 23:27 - Signal Faible selon Philippe Cahen - Lien permanent
Oui. Chaque signal faible dépend du bruit dans lequel il est entendu,
traduit et utilisé.
Il y a des signaux faibles qui sont effectivement des signaux …
forts. Ainsi, dans les journaux L’Entreprise ou dans Pleins Phares, le
lecteur a besoin de trouver une réponse directement opérationnelle – avant 2
ans, ou encore plus concrète – dans les 6 mois - sur Lentreprise.com. Je rédige
donc une intention, ou encore un cahier des charges de création.
Il y a des signaux faibles qui sont des murmures. Une entité
souhaitant se projeter à 10, 30 ans ou plus comprendra tout l’intérêt de savoir
qu’en 2050 la Russie aura 100 millions d’habitants, l’Allemagne moins de 70, la
France entre 70 et 75 … et que la Chine aura retrouvé sa position de première
puissance mondiale qu’elle avait quittée au courant du XIXème siècle … si le
futur est linéaire, ce qu’il n’est jamais ne serait-ce parce que la pollution
est un véritable fléau en Chine … aujourd’hui. C’est loin, tout en étant
proche. Voir loin, c’est se préparer pour le proche. Par constat, le délai
d’une prospective se réalise dans un temps réduit de moitié. Or les 2/3
des budgets R&D sont à moins de 2 ans, à la satisfaction de leur direction
quand le management attend une vision à 10 ou 30 ans !
Dans la
Lettre des Signaux Faibles, chaque mois, quelques signaux sont retenus
parmi plusieurs centaines. Les quelques lignes consacrées à un signal demandent
une compréhension rapide dans une notule que l’on me reproche parfois trop
synthétique et conduisent à un signal … trop faible pour certains, trop forts
pour d’autres.
Il y a donc des signaux faibles qui sont des signaux forts, et des signaux
faibles qui sont à peines audibles … Tout dépend du niveau de brouhaha dans
lequel on vit … et se projette.
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Auteur Philippe Cahen connu par ailleurs pour son Cahier de Prospective