Lettre des Signaux Faibles n°61. Janvier 2009.
Ce mois de janvier 2009 s’est éclairé d'un "Et si nous repartions de zéro ?"
Ce mois de janvier 2009 s’est éclairé lors d’une exposition au Musée des Beaux-Arts de Lyon : et si nous étions au lendemain de la seconde guerre mondiale ? Nous sommes plus près de 45-50 que de 29 ou de 93. Le monde rêve de se reconstruire après la victoire contre le fascisme. En 46 la Chine communiste naît, en 48 tombe le rideau de fer. Le Plan Marshall relance l’économie occidentale en 47. De nouvelles formes de littérature, de musique, de peinture, … apparaissent. Un monde nouveau se crée. Et si nous repartions de zéro ?Ø Pour répondre à plusieurs demandes,
une « Etude Prospective de [la transformation de] la Ville » sera
disponible fin février 2009 pour 2000€HT,
Ø Plan sur demande en retournant La Lettre
avec « plan ville » dans l’objet.
Ø L’invité du mois : Jean-Marie Stiffel, le marketing de soi
Comme en 2007, mon cadeau de fin d’année est un document
rassemblant
les Lettres Des Signaux Faibles 2008. Pour recevoir le document sous
forme de PDF,
me retourner ce message avec dans l’objet ‘Les Lettres
2008’.
Ce document est lourd et donc pas en envoi systématique.
Signal faible 1 : parallèle.
Nous sommes sur la première crise mondiale depuis la seconde guerre
mondiale.
« L’orgie doit s’arrêter parce que le bar est vide. » Jean-Pierre
Lehmann. Professeur d’économie politique internationale à l’IMD.
Signal faible 2 : crise sociale mondiale.
Nous sommes sur une crise sociale mondiale. En Angleterre la colère gronde
contre les travailleurs étrangers. En Espagne, le chômage croît très
rapidement. Au Japon, où un tiers des emplois sont des CDD, sans réelle
protection sociale et logé par l’employeur, les pertes d’emplois se comptent
par 30 à 50 000 par mois. En Russie, la colère gronde et la répression se
durcit. En Chine, 20 millions de travailleurs migrants retournent dans leurs
campagnes et le pouvoir s’inquiète.
Et nous ne sommes qu’en janvier 2009 … Or de cette crise sociale peut démarrer une période de forte inflation.
Signal faible 3 : le plan Marshall de 2009
Ce sont des milliards de $ et de € et de £ et de ¥ … qui sont injectés dans
l’économie pour redonner de la confiance, éviter l’arrêt de l’économie, sauver
les secteurs … encore les plus porteurs d’emplois (automobile,
bâtiment, infrastructure). « Encore », car les emplois d’aujourd’hui
ne seront pas ceux de demain.
Signal faible 4 : pouvoir d’achat en baisse.
Signe des temps, l’eau en bouteille se vend moins (-7.3% en volume en 2008),
-22.1% pour les eaux aromatisés ce qui est normal pour un produit que l’on peut
considérer comme de luxe.
Autre signe, Essensis de Danone, le yaourt qui rend beau, est stoppé. Les
produits de « luxe » font les frais d’une baisse de pouvoir d’achat
comme le vrai luxe avec Wedgwood sous placement judicaire. Il faut avoir le
courage d’arrêter les produits superflus.
Après les 30 glorieuses (1945-1975) avec une croissance très vive du pouvoir d’achat, il y a eu les 30
… (1975-2005) avec une croissance molle du pouvoir d’achat en Occident, rapide
en Orient, nous entrons dans un nouvelle période où le pouvoir d’achat va
baisser : le pétrole cher (la
baisse actuelle est conjoncturelle), la hausse des produits alimentaires (même
remarque que précédemment d’autant que la récolte de blé en cours s’annonce
mauvaise, voir la sécheresse Argentine), et des dépenses nouvelles de
téléphonie, Internet, télévision en hausse, le consommateur fait des
arbitrages : se déplacer sera un luxe. D’autant que certains salaires
baissent (chômage technique) ou
menacent de baisser (commerciaux d’IBM)
Signal 5 : le descenceur social.
Il s’agit d’une véritable révolution sociale qui est mis en avant par un
livre sur les déclassés (Camille Peugny) : la hausse du niveau de
formation n’est pas corrélée avec la progression sociale. D’une autre manière,
c’est la confirmation d’un mouvement de baisse de pouvoir
d’achat.
Signal faible 6 : va-t-on repartir de zéro ? Et de quel zéro ?
Bien sûr et heureusement, nous ne revivons pas une guerre. Mais comme en
1945, le monde de 2009 est remis en cause. Il faut partir de zéro : que
conserver, que changer ? Davos n’a pas apporté la réponse, n’a pas apporté
de réponse. Le modèle économique est remis en cause, comme la consommation,
comme les politiques sociales, la mondialisation, la politique
environnementale, etc. De quel zéro faut-il partir ? Le retour de l’Homme
sur le profit. On va vers un nouveau contrat moral et social.
Signal faible 7 : le développement durable va connaître son vrai départ
Le développement durable n’est plus une tarte à la crème. Il existe car le
pouvoir d’achat est touché. En France, en 2008, le trafic routier comme la
consommation de carburant ont baissé. Et la baisse du prix des carburants n’a
pas provoqué ni de hausse de km parcourus ni de consommation de carburants. Un
nouveau comportement routier est apparu.
D’ici peu, l’on pourra suivre sa consommation d’électricité et de gaz sur
Internet, avec comparaison avec l’année précédente. Là aussi, les comportements
changent : les chargeurs sont débranchés, les écrans éteints, les ampoules
changées, etc.
Les tours et maisons à énergie
positive se systématisent dès 2011.
Dépenser moins c’est économiser
l’énergie. Le développement des cleantech est en marche.
Signal faible 8 : la montée des extrêmes.
Le monde intermédiaire à ce monde nouveau qui s’ouvre à voit la montée des
extrêmes. En France, le Nouveau Parti Anticapitaliste d’Olivier Besancenot,
appuyé sur le syndicat Sud prend place à l’extrême gauche. L’Eglise réintègre
ses intégristes pour de multiples raisons. Les Altermondialistes ont retrouvé
de la voix à Belem après 4 ans de silence. Les présidents du Paraguay, de
Bolivie, du Brésil, d'Equateur, du Venezuela, mènent le front contre le modèle
libéral avec le soutien de Cuba et de l’Iran dont la mise sur orbite d’un
satellite ne trompe personne. Durban 2 en avril confirmera la baisse du respect
des Droits de l’Homme et la hausse de l’influence de l’islam radical. Les
régimes durs (Russie, Chine) se renforcent.
La montée des extrêmes et
la crise sociale sont un énorme danger : il faut concilier la nouvelle
économie à venir et la transition à vivre ?
« Etude Prospective de [la transformation de] la Ville »
La ville de demain s’impose au travers de multiples décisions (le
gouvernement lance le programme EcoCités), de multiples études (ONU-Habitat
annonce que depuis 2008, la moitié de l'humanité vit en ville et déclare "le
XXIe siècle est le siècle des villes"), de multiples publications (étude Veolia
Environnement), etc.
Or toutes ces réflexions portent sur la ville de demain et la ville de demain
n’existe pas à de rares exceptions expérimentales. Ce qui existe, c’est la
transformation [lente] de la ville d’aujourd’hui. Et tout porte à croire que
cette transformation va en s’accélérant.
C’est dans ce contexte que je lance l’« Etude Prospective de [la
transformation de] la Ville », une approche pragmatique de la ville à
l’horizon 2035 avec scénarios d’étape à 2020, un outil nécessaire à tous ceux,
qui de près ou de loin sont concernés par la ville.
Plan sur demande en retournant La Lettre avec « plan ville » dans
l’objet.
L’invité du mois : Jean-Marie Stiffel, le marketing de soi. J’ai rencontré Jean-Marie en 1975 …
Le Marketing de soi. C’est tout simplement l’idée que le marché du travail
n’est pas fondamentalement différent du marché des produits et des services.
En transposant les concepts du marketing produit à celui de la
personne, le « marketing de soi » propose aux
salariés, cadres , entrepreneurs et consultants une véritable
méthodologie de réflexion sur ce qu’ils ont à offrir de spécifique et d’unique.
Il leur permet ensuite de présenter leur offre en fonction de cibles
précises
Jean-Marie Stiffel a fait toute sa carrière dans le marketing et la
communication pour les plus grandes agences et tous les types de clients de
l’entreprise individuelle aux grands groupes. Les produits et services qu’il a
lancés ou développés se situent dans tous les secteurs. Il a tiré de cette
expérience un grand recul et une grande maturité qui lui permettent dans son
parcours actuel de consultant et de coach d’affiner au plus près l’approche
marketing appliquée au marché du travail. Parce que par son écoute, et sa
créativité il vous aidera à voir en quoi vous êtes uniques, vous ne serez
jamais des « produits » mais des hommes et des femmes capables de
distinguer ce qu’ils ont d’unique et de faire partager leur conviction avec
confiance et efficacité. Jean-Marie Stiffel 0607724249.
<http://www.sdeveloppement.fr/>www.sdeveloppement.fr ,
<mailto:jmstiffel@energy50.com>jmstiffel@energy50.com
Bonne lecture. Je repars en plongée. Rendez-vous début mars
Philippe Cahen
Mission, réflexion et formation en prospective.
Cahen.philippe@orange.fr
Fixe : + 33 (0)1 44 49 94 96
Mob : + 33 (0)6 09 75 86 35
Méthodologie présentée sur
<http://www.philippecahen.com/>www.philippecahen.com
mission en prospective
animation de groupes de travail internes
formation